Dry January : faire une pause avec l’alcool pendant un mois
Le Dry January est l’occasion de prendre le temps de remettre en question son rapport à l’alcool en s’abstenant de boire. Et ce défi intéresse de plus en plus, puisqu’un consommateur sur deux envisage d’y participer cette année.
Le Défi de janvier, ou Dry January, confirme sa popularité grandissante. D’après une enquête Toluna Harris Interactive, 55 % des Français connaissent cette campagne, et 37 % savent précisément en quoi elle consiste. « Cette opération de santé publique visant à faire une pause avec l’alcool en janvier est devenue une référence collective, fondée sur une approche positive, volontaire et non stigmatisante », considère France asso santé dans un communiqué.
Un défi à relever
L’association porte en effet avec d’autres (Addict’Aide, Ligue contre le cancer, Fédération française d’addictologie, etc.) le Dry January. Cet événement a été lancé en 2013 au Royaume-Uni avant d’arriver en France en 2019. Depuis, il est devenu un rendez-vous incontournable.
En 2026, parmi les 82 % de Français qui consomment de l’alcool, un sur deux envisage de participer au défi. Dans le détail, 31 % comptent ne pas boire du tout pendant le mois. De plus, 19 % prévoient de réduire significativement leur consommation.
L’engouement est particulièrement fort chez les jeunes. Ainsi, 72 % des moins de 35 ans prévoient d’y contribuer, contre seulement 39 % des plus de 50 ans. « Un écart générationnel qui illustre une évolution sociétale du rapport à l’alcool, notamment chez les nouvelles générations, plus enclines à questionner leurs habitudes de consommation », note France asso santé.
Des motivations variées pour le Dry January
Pourquoi les Français se lancent-ils dans ce défi ? Les raisons sont multiples. Pour 56 % des potentiels participants, c’est pour améliorer leur santé et leur bien-être. Par ailleurs, 44 % souhaitent faire une pause après les excès des fêtes et 38 % y voient un objectif personnel à atteindre. Enfin, 36 % espèrent faire des économies.
Chez les jeunes, le Dry January prend aussi une dimension sociale. Ils sont 26 % à vouloir le suivre avec leurs amis (contre 18 % en moyenne). « Une façon de faire de cette pause avec l’alcool non pas un renoncement, mais un moment partagé, soutenu et valorisé », estime l’association.
Des bénéfices sur la santé bien réels
À tout âge, les bienfaits sur la santé d’une pause dans sa consommation d’alcool sont avérés. En décembre 2025, une étude publiée dans la revue Frontiers in Public Health (en anglais) et réalisée par le centre hospitalier Le Vinatier-Psychiatrie universitaire Lyon Métropole l’atteste. Elle indique que les participants au Dry January 2024 ont ressenti des améliorations concrètes de leur santé. Ils rapportent ainsi un meilleur sommeil, un regain d’énergie et une concentration accrue (lire notre article). Ces bénéfices sont d’ailleurs confirmés par le centre hospitalier Le Vinatier, dans un communiqué publié ce 5 janvier.
Quelle que soit sa motivation, le Dry January 2026 est l’occasion de faire le point et de reprendre le contrôle sur sa consommation. Des outils dédiés, comme le site Defi-de-janvier.fr et l’application Mydéfi, sont d’ailleurs mis à disposition des participants pour les y accompagner.

