Septembre en or : un mois pour sensibiliser aux cancers pédiatriques
Chaque année, environ 2 300 nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués chez les enfants et les adolescents en France. Pendant un mois, Septembre en Or sensibilise à ces maladies rares et soutient la recherche pour améliorer encore leur prise en charge.
Les cancers pédiatriques restent rares : ils représentent environ 0,6 % de l’ensemble des cancers diagnostiqués en France. Pourtant, ils constituent la première cause de décès par maladie chez l’enfant. Chaque année, près de 1 800 enfants de moins de 15 ans et 450 adolescents âgés de 15 à 17 ans sont concernés. À l’occasion de Septembre en or, le mois dédié à la lutte contre les cancers pédiatriques, une campagne nationale rappelle la nécessité de se mobiliser (lire aussi notre article).
Des cancers rares et différents de ceux de l’adulte
Ces cancers regroupent un ensemble de pathologies aux caractéristiques très différentes. Chez les moins de 15 ans, les leucémies sont les plus représentées, avec 28,2 % des cas. S’ensuivent les tumeurs du système nerveux central (26,3 %) et les lymphomes (10,5 %). Chez les adolescents, les lymphomes arrivent en tête (28,7 %). Ils sont suivis des tumeurs du système nerveux central (16,8 %) et des leucémies (14,6 %).
Contrairement à de nombreux cancers de l’adulte, les cancers pédiatriques sont généralement liés à des anomalies du développement des cellules. Ils ne sont pas associés au mode de vie ou à des facteurs environnementaux.
Des progrès considérables, mais des défis persistants
Au cours des cinquante dernières années, les traitements pour traiter les cancers pédiatriques ont considérablement progressé. Aujourd’hui, huit enfants et adolescents sur dix atteints d’un cancer guérissent. Cette amélioration s’accompagne toutefois, pour certains, de séquelles liées à la maladie ou aux traitements.
La prise en charge repose sur une approche globale et spécialisée. Médecins, chirurgiens, infirmiers, psychologues, professionnels des soins de support, travailleurs sociaux et enseignants hospitaliers travaillent ensemble. L’objectif étant d’accompagner au mieux les jeunes patients et de préserver autant que possible leur qualité de vie.
Certains cancers pédiatriques restent toutefois particulièrement difficiles à traiter et 20 % des jeunes patients n’ont encore aucune solution thérapeutique adaptée. L’un des enjeux de la recherche consiste donc à améliorer la survie des formes les plus graves et à limiter les conséquences des traitements sur la santé à long terme.
Une soirée nationale pour faire briller l’espoir
Pour renforcer la visibilité de cet événement, Septembre en or sera marquée par une soirée de mobilisation nationale. Samedi 26 septembre 2026, des animations, marches solidaires, concerts, conférences et autres initiatives seront organisés dans plusieurs villes françaises.
La Société française de lutte contre les cancers et les leucémies de l’enfant et de l’adolescent (SFCE), la Ligue contre le cancer et de nombreuses associations s’associent à cette soirée placée sous le signe de la solidarité et de l’espoir. À 20 heures, un monument emblématique de chaque ville participante sera illuminé en doré, couleur symbole de la lutte contre les cancers pédiatriques. Les villes de Paris, Bordeaux, Marseille, Annecy, Lyon, Reims ou encore Limoges participent notamment à cet événement.
Tout au long du mois, Septembre en or entend rappeler que malgré les progrès déjà accomplis, il est nécessaire de continuer à soutenir la recherche en faisant des dons, pour que l’espoir devienne une réalité pour tous les jeunes patients.

