Les 800 accueils de l’Assurance maladie rejoindront, avant la fin de l’année, le réseau « Demandez Angela ». Ce dispositif offre aide et protection aux personnes se sentant en insécurité dans l’espace public.

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« Demandez Angela » : l’Assurance maladie devient un lieu refuge

Les 800 accueils de l’Assurance maladie rejoindront, avant la fin de l’année, le réseau « Demandez Angela ». Ce dispositif offre aide et protection aux personnes se sentant en insécurité dans l’espace public.

D’ici à la fin 2026, les devantures des points d’accueil de l’Assurance maladie arboreront le macaron jaune « Ici, demandez Angela ». Cet autocollant signifie que toutes les personnes en danger ou harcelées dans la rue peuvent y trouver aide et soutien. Il leur suffit d’entrer dans l’une des 800 agences et de demander « Où est Angela ? ». Cette question agit comme un signal et permet au personnel formé de réagir en toute discrétion.

Né au Royaume-Uni, le dispositif « Demandez Angela » permet de se mettre à l’abri quand on ressent une menace dans la rue, les transports… En France, il s’inscrit dans le prolongement de la campagne gouvernementale « Arrêtons les violences », dont l’objectif est d’informer, d’orienter et d’accompagner les personnes confrontées au harcèlement ou aux violences sexistes et sexuelles.

Une mission de service public

Pour l’Assurance maladie, intégrer ce réseau est « une évidence ». Son maillage territorial ainsi que l’expérience de ses équipes dans l’accueil et l’accompagnement des personnes vulnérables en font un partenaire naturel de cette démarche. « Ce dispositif s’inscrit pleinement dans notre mission de service public : être attentif aux besoins de la population, en particulier dans les moments difficiles, soutient Aurélie Combas-Richard, directrice déléguée de l’Assurance maladie. En intégrant le programme dans l’ensemble de ses accueils, l’Assurance maladie contribue à étendre ce filet de sécurité. »

Les personnes accueillies pourront bénéficier d’une écoute bienveillante et d’un soutien matériel (téléphone, eau…). Si nécessaire, elles seront orientées vers les services compétents. « Notre rôle n’est pas de remplacer les forces de l’ordre, mais d’offrir un refuge immédiat à celles et ceux qui se sentent menacés », poursuit-elle.

Former le personnel pour venir en aide

« Demandez Angela » est d’ores et déjà opérationnel dans dix caisses primaires d’Assurance maladie (CPAM). Il s’agit de celles des Ardennes, de Charente, des Côtes-d’Armor, du Finistère, du Gard, du Haut-Rhin, de la Haute-Garonne, de l’Hérault, du Lot-et-Garonne et du Tarn. Pour accueillir correctement les personnes victimes de harcèlement de rue, leurs agents ont suivi une formation spécifique. Le but est de leur apporter des clés pour agir rapidement, de façon appropriée et sans jugement. Au total, 2 140 membres du personnel de l’Assurance maladie seront formés à l’écoute active, à la gestion de crise et à la mise en relation avec les associations locales et les forces de l’ordre. 

Afin de renforcer le réseau des lieux refuges sur tout le territoire, le déploiement de « Demandez Angela » s’appuiera également sur un partenariat avec les collectivités locales.

L’Assurance maladie engagée contre les violences

L’adhésion à ce réseau s’inscrit plus largement, pour l’Assurance maladie, dans une démarche de lutte contre les violences. Depuis novembre 2025, elle est membre de OneInThreeWomen, premier réseau européen d’entreprises engagées contre les violences conjugales. L’institution forme ainsi ses collaborateurs au repérage de ce type de situations. Elle désigne des référents dans chaque organisme et propose un réseau d’écoute interne. « Notre adhésion à OneInThreeWomen et notre participation au dispositif Angela relèvent d’une même démarche : une action globale au service de la sécurité et du respect de chacun », conclut Aurélie Combas-Richard.

Arthur Loiret