À l’occasion des fêtes de fin d’année, l’Agence de la biomédecine relance le débat sur le don d’organes à travers une vidéo.

@ Les Zorganes - Agence de la biomédecine

Don d’organes : profiter des fêtes pour en parler

À l’occasion des fêtes de fin d’année, l’Agence de la biomédecine relance le débat sur le don d’organes à travers une vidéo avec une touche d’humour et de légèreté. Elle rappelle ainsi que chaque jour des vies sont sauvées grâce à la générosité de donneurs.

Et si la fin d’année était le moment propice pour échanger avec sa famille et ses amis sur le don d’organes ? C’est le message que veut faire passer l’Agence de la biomédecine en ce mois de décembre. Discuter avec ses proches de ses volontés est en effet crucial afin que, le moment venu, ces derniers puissent prendre une décision.

Une histoire pour aborder un sujet sérieux

Les fêtes sont traditionnellement synonymes de retrouvailles et de moments partagés ensemble. Pourtant, ce sujet peine à trouver sa place dans les conversations. Pour briser cette réticence, l’Agence de la biomédecine a choisi de miser sur l’humour et la créativité. Elle diffuse ainsi un nouvel épisode de sa websérie animée Les Zorganes. Avec son approche décalée, elle met cette fois-ci en scène des discussions entre les personnages sur le don d’organes.

L’objectif ? Dédramatiser tout en soulignant l’importance de cette thématique. Car en France, une quinzaine de vies est sauvée chaque jour grâce au don d’organes (lire aussi notre article). « Et si cela est rendu possible, c’est en tout premier grâce à un échange entre proches », précise l’Agence. Pour éviter que le doute ou l’ignorance ne prive des patients d’une chance de survie, il est donc capital d’en parler.

Les trois principes du don d’organes

En France, le don d’organes et de tissus est régi par les lois de bioéthique. Celles-ci définissent trois grands principes. Tout d’abord, le consentement présumé. Ainsi, tous les Français sont donneurs, sauf s’ils ont exprimé leur refus de leur vivant. Pour cela, ils doivent soit s’inscrire sur un registre, soit en avertir leurs proches. D’ailleurs, les équipes médicales consultent systématiquement ces derniers avant tout prélèvement (lire aussi notre article).

Le deuxième principe est celui de la gratuité. Le don doit rester un acte de générosité. Il ne peut donc pas y avoir de rémunération. Enfin, il est anonyme. Le nom du donneur n’est pas communiqué au receveur, et vice versa. Si elle le demande, la famille peut seulement savoir quels organes et tissus ont été prélevés et connaître le résultat de la greffe.

Tous de potentiels donneurs

Un ou plusieurs prélèvements peuvent être envisagés sur un donneur décédé. Le cœur, les reins, les poumons, le foie, le pancréas ou les intestins sont autant d’organes éligibles. On l’oublie souvent mais il est également possible de donner des tissus : cornée (la lentille transparente de l’œil), peau, valve cardiaque, tendon, os, ligaments, veines et artères. Ces greffes permettent de soigner les grands brûlés, de redonner la vue aux personnes malvoyantes ou encore d’aider un patient à marcher à nouveau.

Par ailleurs, il n’existe pas de limite d’âge. Malade ou en bonne santé, tout le monde peut donner après son décès. Très peu de pathologies empêchent totalement le don. Il se peut en revanche que le prélèvement d’un organe en particulier soit contre-indiqué. Dans tous les cas, c’est l’équipe médicale qui réalise une évaluation et s’assure de la réussite de la greffe.

Donner aussi de son vivant

De plus, le don d’organes concerne aussi les vivants. Il est possible de donner un rein ou un lobe de foie à un proche. Là encore, ce geste doit être librement consenti et gratuit. Seules les personnes majeures et en bonne santé peuvent l’effectuer. Les personnes éligibles sont les membres de la famille ou toute personne qui apporte la preuve d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans. Le candidat au don bénéficie d’un bilan médical complet pour s’assurer de la compatibilité et de l’absence de risque pour lui comme pour le receveur. Il rencontre aussi un « comité donneur vivant » (composé de cinq personnes) qui s’assure de sa compréhension des enjeux. Il doit ensuite exprimer son consentement devant le président du tribunal judiciaire avant que la procédure puisse être enclenchée.

Autant de sujets que chacun d’entre nous peut aborder autour d’une table, entre deux discussions plus légères et festives.