Grippe, bronchiolite : l’épidémie s’accélère partout en France
Les infections respiratoires aiguës poursuivent leur progression. La grippe et la bronchiolite circulent activement sur tout le territoire, confirmant leur niveau épidémique. Le Covid-19, quant à lui, se maintient à un niveau faible, mais demeure sous surveillance.
L’activité liée aux infections respiratoires aiguës, principalement portée par la circulation des virus grippaux, continue de progresser et dans toutes les classes d’âge. Elle est ainsi particulièrement intense en ville, chez les personnes de 65 ans et plus, note le bulletin national de Santé publique France. À l’hôpital, elle touche tous les âges, avec un niveau particulièrement critique chez les moins de 15 ans.
Une épidémie de grippe généralisée
La grippe saisonnière s’est invitée à la table des fêtes de fin d’année (lire notre article). Toutes les régions françaises sont aujourd’hui en phase épidémique, à l’exception de La Réunion. Les indicateurs sont particulièrement préoccupants à l’hôpital, où le niveau est intense, tous âges confondus. Autre signal d’alerte : la part de la grippe dans les décès déclarés par certificat électronique atteint 4,1 %. Ce niveau est comparable à celui observé à la même période en 2024. 92 % concernent des personnes de 65 ans et plus, 7 % des personnes âgées de 15 à 64 ans et 1 % des enfants de moins de 15 ans.
Bronchiolite : une épidémie persistante chez les nourrissons
La bronchiolite maintient, quant à elle, son niveau épidémique dans l’Hexagone et aux Antilles. Si les indicateurs diminuent en ville et se stabilisent à l’hôpital, elle reste un motif majeur de recours aux soins chez les nourrissons. « En semaine 52, chez les moins d’un an, la bronchiolite concernait 18,6 % des passages aux urgences et 36,2 % des hospitalisations dans cette classe d’âge », précise Santé publique France.
Les jeunes parents sont donc invités à être particulièrement vigilants, notamment en cas de toux ou de gêne respiratoire chez les plus jeunes (lire aussi notre article).
Covid-19 : une circulation faible mais surveillée
Les infections liées au Covid-19 affichent un niveau bas. Les consultations, les hospitalisations et les tests positifs sont en diminution. C’est également le cas de la concentration du SARS-CoV-2 dans les eaux usées. Les formes graves restent rares, mais la vigilance reste de mise, notamment chez les personnes âgées et immunodéprimées.
Vaccination et gestes barrières : des leviers essentiels pour se protéger soi et les autres
Face à cette situation, les autorités sanitaires rappellent l’importance de la vaccination contre la grippe. Au 30 novembre 2025, la couverture était en progression par rapport à l’an dernier. Ainsi, 38,1 % de l’ensemble des personnes ciblées avait réalisé l’injection. C’était également le cas de 44,2 % des 65 ans et plus et de 21,3 % des moins de 65 ans à risque de grippe sévère. La vaccination est encore possible jusqu’au 31 janvier 2026 auprès d’un professionnel de santé (médecin, sage-femme, infirmier) et en pharmacie. Elle est prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie pour les personnes à risques, les femmes enceintes ou encore les patients bénéficiant d’une affection de longue durée (ALD).
En parallèle, l’adoption des gestes barrières demeure primordiale pour limiter la circulation des virus. Cela passe par le lavage des mains, l’aération des locaux et le port du masque en cas de symptômes (lire aussi notre article).

