Le Safer internet day 2026 sensibilise les jeunes aux bons usages des écrans
Depuis le 10 février et jusqu’à fin mars, le Safer internet day invite les familles et les équipes pédagogiques à sensibiliser les jeunes à un bon usage du numérique. L’objectif : les aider à construire une relation saine et équilibrée avec les écrans.
Fort de son succès l’année passée avec la participation de près de 500 000 jeunes partout en France (lire notre article), le Safer internet day revient. Lancée le 10 février, cette 26e édition propose des actions gratuites pour sensibiliser les enfants et les adolescents au « bien-être numérique ». Elle est organisée par Internet sans crainte, le programme national d’éducation au numérique, et opérée par la société Tralalere (lire aussi notre article).
Une approche responsable des écrans
En France, les jeunes passent entre deux et cinq heures par jour sur un smartphone. Et ils sont 58 % à déclarer consulter les réseaux sociaux tous les jours, selon le baromètre du numérique 2025 du Credoc. Pour autant, « le téléphone, l’ordinateur ne sont pas le problème en soi, c’est plutôt ce qu’il se passe à l’intérieur : les services qui captent l’attention et la vulnérabilité des jeunes », tient à rappeler Axelle Desaint, directrice d’Internet sans crainte, dans un communiqué de presse. L’enjeu est donc d’accompagner les jeunes « pour qu’ils apprennent à s’autoréguler et à utiliser le numérique de manière saine », considère-t-elle.
Le Safer internet day propose alors des ressources gratuites : kits pédagogiques, ateliers, concours, webinaires… Autant d’outils destinés aux familles, aux éducateurs et aux équipes pédagogiques.
Comprendre pour mieux agir
« À l’école comme à la maison, il s’agit de leur donner des conseils concrets, pour protéger leur attention, sommeil et bien-être, en développant à la fois de bonnes habitudes numériques », explique Axelle Desaint.
Le Safer internet day 2026 s’appuie pour cela sur trois axes majeurs. Le premier consiste à aider les adolescents à identifier les facteurs susceptibles de fragiliser leur bien-être, tels que l’hyperconnexion ou les mécanismes de captation de l’attention.
Le deuxième les encourage à s’interroger sur leurs ressentis (sommeil, concentration…) après avoir passé du temps devant les écrans.
Enfin, le troisième axe les conduit à développer des stratégies d’autorégulation, en mettant par exemple en place des temps de connexion et de déconnexion choisis.
La santé mentale au cœur du Safer internet day 2026
Portée par le slogan : « Les écrans et toi… Comment ça va ? », l’édition 2026 a choisi de s’intéresser particulièrement à l’influence de ces derniers sur la santé mentale des jeunes (lire aussi notre article). Un thème qui fait écho à la Grande cause nationale 2026. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) s’y est aussi récemment intéressée. Dans son étude, celle-ci pointe de nombreux risques : l’altération du sommeil, la dévalorisation de soi, ou encore l’exposition à des comportements à risque et à de la cyberviolence. L’agence en conclut que « les réseaux sociaux tels que conçus aujourd’hui pour capter l’attention et maintenir l’engagement exploitent les vulnérabilités propres à cet âge ».
Soutenir et protéger
Au-delà de ces outils, cet évènement est aussi l’occasion de mettre en avant les services d’aide : la ligne d’écoute 30 18 pour les victimes de cyberharcèlement, et la plateforme Point de Contact qui permet de signaler tout contenu potentiellement illégal rencontré sur Internet.
Alors que l’Assemblée nationale a adopté, le 26 janvier dernier, une proposition de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, l’encadrement des usages numériques chez les jeunes apparaît plus que jamais essentiel.

