L’andropause est le pendant masculin de la ménopause. Ce déficit en testostérone lié à l’âge peut être pris en charge avec un traitement hormonal adapté.

© Shutterstock

Santé masculine : et si la fatigue et la baisse de libido étaient dues à l’andropause ?

L’andropause est le pendant masculin de la ménopause. Ce déficit en testostérone lié à l’âge peut être pris en charge avec un traitement hormonal adapté.

À partir de la quarantaine, certains hommes peuvent ressentir une fatigue inhabituelle, prendre du poids, être sujets à des bouffées de chaleur ou encore éprouver une perte d’élan général. Ces signes, généralement banalisés, sont pourtant à prendre au sérieux. Ils peuvent, en effet, être les signes d’une andropause. Il s’agit d’un déficit progressif en testostérone favorisé par l’âge. L’Association française d’urologie (AFU) a ainsi souhaité renforcer la sensibilisation sur le sujet, encore trop méconnu et parfois tabou.

Des facteurs favorisant l’andropause

On en parle moins que de la ménopause féminine (lire aussi notre article), néanmoins, l’andropause touche de nombreux hommes. Elle n’est toutefois ni brutale ni systématique. « Elle peut être favorisée par des maladies chroniques (comme le diabète, l’obésité ou l’insuffisance rénale chronique), certains traitements, le stress ou encore des facteurs liés au mode de vie », précise l’AFU dans son communiqué.

Diagnostiquer pour mieux agir

Mal identifiés, ses symptômes sont généralement attribués au stress ou au vieillissement. De même, la baisse de libido ou la diminution de la qualité des érections ne déclenche pas toujours une exploration hormonale. Le manque de sensibilisation conduit alors à un retard de diagnostic et de prise en charge.

En cas de symptômes persistants, les hommes ne doivent donc pas hésiter à en parler à leur médecin traitant. Ce dernier pourra orienter vers un spécialiste s’il le juge nécessaire.

Le diagnostic d’andropause est simple : il repose sur l’association de symptômes cliniques et d’un dosage sanguin de testostérone réalisé le matin. Un taux faible à deux reprises, à un mois d’intervalle, permet de confirmer le déficit.

Des solutions existent

« L’andropause n’est ni un mythe ni une fatalité, tient à rappeler Antoine Faix, chirurgien urologue andrologue et président de l’AFU. Il existe aujourd’hui des solutions médicales encadrées. » Ainsi, lorsque le déficit en testostérone est avéré et qu’il n’existe pas de contre-indication, un traitement hormonal substitutif peut être prescrit pour améliorer la qualité de vie des patients. Il existe sous plusieurs formes, notamment des injections et des gels quotidiens. « Ce traitement nécessite un suivi médical régulier et doit être discuté avec un médecin urologue ou endocrinologue », précise l’AFU.

En sensibilisant les professionnels de santé et les hommes à la question, l’association espère alors améliorer le repérage et l’orientation vers une prise en charge adaptée.

Dix questions pour savoir si vous êtes touchés par l’andropause

Vous souhaitez savoir si vous êtes concernés par l’andropause ? Répondez à ce questionnaire de référence (source : Androgen Déficiency in Aging Male).
1. Éprouvez-vous une baisse du désir sexuel ?
2. Éprouvez-vous une baisse d’énergie ?
3. Éprouvez-vous une diminution de force et/ou d’endurance ?
4. Votre taille a-t-elle diminué ?
5. Avez-vous noté une diminution de votre joie de vivre ?
6. Êtes-vous triste et/ou maussade ?
7. Vos érections sont-elles moins fortes ?
8. Avez-vous noté une altération récente de vos capacités ?
9. Vous endormez-vous après le dîner ?
10. Votre rendement professionnel s’est-il réduit ?
Si vous avez répondu “oui” à plus de trois questions ou si les réponses aux questions 1 et 7 sont positives, alors il est possible que vous ayez un déficit de testostérone. Consultez votre médecin traitant pour savoir s’il s’agit d’une andropause.