À l’approche de l’été, le Syndicat national des dermatologues-vénérologues alerte sur les risques liés à l’exposition au soleil et invite les Français à être plus vigilants.

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Face au soleil, les réflexes de protection restent encore insuffisants

À l’approche de l’été, le Syndicat national des dermatologues-vénérologues alerte sur les risques liés à l’exposition au soleil. À travers sa campagne « Sauver sa peau ! », il invite les Français à être plus vigilants et à adopter un comportement responsable.

À l’occasion de la Semaine nationale de prévention et de sensibilisation au dépistage des cancers de la peau organisée du 25 au 31 mai 2026, le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV) relance sa campagne annuelle (lire aussi notre article). Intitulée « Sauver sa peau », son but est de rappeler les dangers liés à l’exposition solaire et de promouvoir les gestes essentiels à adopter pour s’en protéger.

Exposition au soleil : des mauvaises habitudes encore tenaces

Chaque année, 200 000 nouveaux cas de cancer de la peau sont diagnostiqués. Leur nombre a même triplé entre 1990 et 2023. Dans le même temps, les mélanomes, la forme la plus agressive, ont eux aussi progressé. Malgré cette hausse préoccupante, la population continue de négliger sa protection.

« Une majorité de Français ne se protège pas systématiquement du soleil alors que les rayonnements UV [ultraviolets, NDLR] sont la principale cause de cancers cutanés, en particulier de mélanome », regrette le syndicat dans son communiqué. Selon un sondage Ipsos réalisé à sa demande en 2023, 74 % des répondants déclarent ne pas se protéger dans le cadre de leurs activés de loisirs ou sportives en extérieur. Plus inquiétant encore, près de quatre Français sur cinq continuent de s’exposer entre midi et 16 heures.

Les personnes à risque, elles aussi, trop négligentes

Et ces mauvaises habitudes touchent aussi les personnes les plus à risque de développer un mélanome. « Seulement un tiers des individus présentant un phototype clair, de nombreux grains de beauté ou ayant subi des coups de soleil dans l’enfance et 42 % de ceux ayant des antécédents familiaux de cancer de la peau se protègent efficacement », rapporte le syndicat des dermatologues.

Bronzage et UV artificiels : des idées reçues toujours tenaces

Par ailleurs, certains mythes autour du bronzage continuent de provoquer des comportements dangereux. Ainsi, un Français sur cinq pense encore que les séances d’UV artificiels permettent de « préparer la peau » avant l’été et de limiter les coups de soleil. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe pourtant les cabines UV comme cancérogènes.

Autre idée reçue persistante : celle d’un bronzage « sain » ou « progressif ». Cependant, aucune exposition aux UV n’est totalement sans danger.

Enfin, la crème solaire, qui doit être appliquée généreusement et toutes les deux heures, ne suffit pas. « Les dermatologues rappellent que la protection solaire doit être multiple : combinaison de vêtements couvrants, chapeau, lunettes de soleil et limitation de l’exposition aux heures les plus chaudes (entre 12 heures et 16 heures). »

La consultation chez un dermatologue pas assez fréquente

Autre sujet d’inquiétude : le retard de consultation d’un dermatologue face à une lésion suspecte. Selon le sondage Ipsos, 41 % des Français se tournent d’abord vers leur médecin traitant. Ils sont 21 % à consulter un dermatologue. Chez les moins de 35 ans, les conseils des proches ou les recherches en ligne sont souvent privilégiés. Un Français sur dix (12 %) déclare même ne rien faire du tout et attendre. Enfin, 3 % des sondés tentent de traiter seuls la lésion.

Le SNDV encourage d’ailleurs les Français à se surveiller régulièrement. Et en cas de changement d’aspect d’un grain de beauté, il convient de consulter. Chacun peut aussi photographier périodiquement sa peau afin de repérer toute modification suspecte. Cela concerne aussi les zones peu visibles comme les oreilles, les ongles ou la plante des pieds. Prendre soin de sa peau, c’est aussi prendre soin de soi.