Vaccination : le point sur les nouvelles recommandations
Le calendrier de vaccination 2026 vient d’être dévoilé. Entre nouvelles obligations et ajustements des schémas d’injection et de rattrapage, voici ce qu’il faut retenir.
Le ministère de la Santé a publié le nouveau calendrier vaccinal fin avril. Il introduit, après avis de la Haute Autorité de santé (HAS), « plusieurs évolutions importantes ». Celles-ci visent à renforcer la protection de la population française et à prévenir les risques liés à plusieurs maladies.
Méningocoques : une vaccination obligatoire en 2026
Ainsi, face à la recrudescence du nombre de cas d’infections invasives à méningocoques, le ministère rend obligatoire, en 2026, la vaccination de tous les enfants nés après le 1er janvier 2023. Cette nouveauté concerne les groupes ACWY et B.
Un rattrapage est également mis en place, de manière transitoire, chez les 2 à 4 ans, y compris pour ceux déjà vaccinés contre le méningocoque C.
La vaccination contre les groupes ACWY est recommandée pour tous les adolescents âgés de 11 à 14 ans. Depuis cette année scolaire, l’injection est d’ailleurs proposée aux élèves de 5e au sein des établissements (lire notre article).
Rougeole : une obligation pour les professionnels
Parmi les autres nouveautés, la loi de financement de la Sécurité sociale 2026 introduit une obligation de vaccination contre la rougeole. Elle concerne les professionnels et les étudiants des secteurs sanitaires et médico-sociaux ainsi que les métiers de la petite enfance. Les modalités pratiques seront précisées par voie réglementaire dans les prochains mois. La vaccination protège de cette maladie virale hautement contagieuse dans près de 100 % des cas après deux doses (lire notre article).
HPV : un rattrapage élargi
En parallèle, la lutte contre les infections à papillomavirus humains (HPV) s’intensifie avec l’élargissement du rattrapage vaccinal. Celui-ci s’étend désormais aux jeunes femmes et hommes qui n’ont pas été vaccinés durant leur adolescence et ce, jusqu’à leurs 26 ans révolus. Une avancée pour réduire les inégalités d’accès à la prévention.
La vaccination contre les HPV demeure recommandée chez les filles et les garçons âgés de 11 à 14 ans. Les élèves en classe de 5e peuvent aussi en bénéficier gratuitement (lire notre article).
Pneumocoque : une injection unique
Par ailleurs, un nouveau vaccin contre les infections à pneumocoque, le Capvaxive, intègre la stratégie vaccinale. Une seule dose suffit pour être protégé, comme avec le vaccin Prevenar 20. Tous deux s’adressent aux adultes à risque (patients immunodéprimés, malades chroniques…) et aux personnes âgées de 65 ans et plus.
Grippe saisonnière : des doses renforcées pour les seniors
Concernant la lutte contre la grippe, le ministère préconise dorénavant l’utilisation des vaccins à doses renforcées ou ceux avec adjuvant pour les 65 ans et plus. Les produits standards restent cependant accessibles à cette population.
De plus, un nouveau vaccin, Flucelvax, est à présent disponible. Il s’adresse ainsi aux enfants de 6 à 23 mois présentant un risque de forme grave.
Pour rappel, les personnes âgées de 65 ans et plus, celles atteintes de certaines maladies chroniques, celles souffrant d’obésité et les femmes enceintes sont encouragées à se faire vacciner contre la grippe (lire notre article).
Le carnet de vaccination numérique pour simplifier le suivi
Afin de faciliter le suivi des Français, Mon espace santé, espace numérique sécurisé qui permet de gérer ses données de santé, intègre un carnet de vaccination électronique (lire notre article). Il est ainsi possible de consulter l’historique des vaccins reçus et de connaître les prochaines échéances.
En complément, le site de référence de Santé publique France, vaccination-info-service.fr, compile toutes les informations utiles sur le sujet.
Enfin, les patients sont invités à solliciter leur médecin pour faire le point sur leur situation. Les infirmiers, les pharmaciens et les sages-femmes peuvent, également, prescrire et administrer des vaccins aux personnes de 11 ans et plus.

