Mai à vélo 2026 : un mois pour se (re)mettre en selle
Cette année, l’opération Mai à vélo rempile pour nouvelle édition. L’objectif : encourager la pratique de la bicyclette pour la transformer en un allié du quotidien.
Ce mois-ci, l’évènement national Mai à vélo fait la promotion de la bicyclette. Son but est de mettre en lumière tous les bienfaits du vélo. Ce dernier contribue en effet à rester en forme et à améliorer le bien-être, le tout sans abîmer la planète et en étant économique. Autant d’arguments pour inciter les Français à intégrer la mobilité douce dans leurs déplacements journaliers.
Un événement accessible et inclusif
Depuis sa création en 2020 par un collectif, Mai à vélo (lire aussi notre article) est devenu le grand rendez-vous consacré à la bicyclette. Il rassemble cette année plus de 5 600 événements partout en France (localisés sur cette carte). Les collectivités locales, les associations, les écoles, les entreprises ou encore les clubs sportifs se mobilisent donc pour proposer des animations pour tous les publics, des enfants aux seniors.
Pédaler, c’est bon pour notre santé globale
Il faut dire que la pratique du vélo présente de nombreux avantages, notamment pour notre santé. Comme toute activité physique régulière (lire aussi notre article), elle contribue à renforcer le système immunitaire et à prévenir de nombreuses pathologies liées à la sédentarité. « Trente minutes par jour réduisent significativement les risques de diabètes, de maladies cardiovasculaires ou de cancers », indique le collectif dans une tribune.
Rouler à bicyclette, et notamment en pleine nature, favorise également un bon mental. Cela accélère la sécrétion d’endorphine — les hormones du bien-être —, et participe ainsi à lutter contre l’anxiété et la dépression.
Le vélo, un atout majeur pour le climat
Le vélo est aussi bénéfique pour la planète. Pour les petits trajets, il apparaît comme une réponse concrète pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de l’air dans les villes. Le développement de la pratique cyclable permet d’alléger les transports en commun mais surtout, de fluidifier la circulation automobile. Une évolution devenue essentielle dans de nombreuses agglomérations confrontées aux embouteillages et aux pics de pollution.
Un moyen de transport économique
Enfin, dans un contexte de hausse des dépenses du prix de l’essence, le vélo séduit aussi pour ses avantages financiers. Selon les chiffres de Que choisir Ensemble (anciennement UFC-Que choisir) et de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) relayés par le ministère de l’Écologie sur son site, « un foyer possédant deux voitures peut économiser jusqu’à 320 euros par an en remplaçant les trajets courts par la marche ou le vélo ». Et les avantages deviennent encore plus significatifs lorsqu’un ménage choisit de se séparer d’un véhicule. En combinant bicyclette et transports en commun, les gains peuvent atteindre entre 1 200 et 3 500 euros par an, selon les territoires.
Autre atout : le tarif du matériel. Un vélo se répare facilement et à petits prix, contrairement à de nombreux équipements motorisés plus coûteux à entretenir.
Encourager les aménagements cyclables
Malgré ces bienfaits avérés, le vélo peine encore à entrer dans le quotidien des Français. Seuls 35 % d’entre eux déclarent en faire au moins une fois par mois, contre 59 % des Allemands, toujours selon Que Choisir Ensemble et la FUB. Les collectivités sont donc invitées à réaliser des aménagements afin de rendre cette pratique plus accessible. « Métropole, ville moyenne, commune périurbaine ou village : chacune peut sécuriser un axe structurant, améliorer une traversée de bourg, créer du stationnement devant une école, soutenir l’apprentissage, apaiser une rue », estime le collectif. À travers « Mai à vélo », ce dernier espère ainsi accélérer la pratique du vélo en mai… et toute l’année.

